Nous sommes dans notre nouvelle maison à ... Carcassonne !!

Carnet de route

Panama nous voilà !

panama 01(53)Avant de quitter le Costa Rica, nous passerons une dernière soirée entre français mais cette fois ceux de l'hotel du colibri rouge (El Colibri Rojo) Fabienne et Patrice, installés depuis 2 ans à Cahuita. Encore une belle rencontre cette petite famille ! Aprés une petite heure d'école pour Elsa le lendemain matin, nous pourrons finaliser les évaluations de rentrée des classes et profiter de la présence de vacanciers français afin de faire passer le courrier au Cned.

Puis ce sera le temps des au-revoir et le départ vers le Panama. Depuis peu, un nouveau pont permet de traverser la frontière, l'ancien est cependant toujours là pour les piétons. La sortie du Costa Rica est simple et gratuite : tampon sur le passeport et annulation du certificat d'importation temporaire. De l'autre côté du pont, la fumigation est automatique puis ceux sont les démarches habituelles : l'assurance du véhicule (25$ depuis le 1er sept. 2013... +60% d'augmentation ! pour 30 jours) puis l'immigration pour tamponner les passeports, et enfin l'importation du véhicule. En fait tout est gratuit, hormis les arnaques classiques qu'on n'aime pas payer : la fumigation(3$) et la taxe municipale (3$ par personne mais en réclamant un peu, les enfants ne payerons pas). Nous voici donc au Panama, plus que 7h de décalage avec la France. Nous roulons sans carte ni GPS... pas facile car les routes panaméennes manquent cruellement de panneaux de direction ! A Changuinola, un magasin digne des supermarchés nord américains, nous permettra de faire le plein de fromage, de viande etc... a des prix enfin raisonnables. Il fait très très chaud et nous avons bien du mal a nous repérer dans les immenses bananeraies qui encerclent cette ville. Nous sommes sur le domaine de Chiquita, la célèbre marque de banane. Des km de câbles roulants longent la route chargés de régimes en direction des tables de tri. Heureusement une voiture de police nous voyant errer là dedans, nous indiquera de la suivre afin de rejoindre la route principale. Pour dormir au frais nous quittons la côte en direction de la montagne et l'altitude pour nous arrêter au pied d'une antenne radio : vue splendide sur la mer avec en prime les chèvres qui broutent. Martin nous fera bien rires en nous demandant si on pouvait en acheter une, vu qu'il y avait une étiquette sur leurs oreilles. Le lendemain nous prendrons la direction de Boquete avec une carte routière enfin, offert par un vendeur de légumes... Ça tombait bien ! Notre arrêt suivant sera encore un joli hasard : en suivant un panneau " balnéario " à l'entrée de Guanaco : nous trouverons une belle place entre foret et rivière, de quoi prendre un petit bain puis faire quelques braises pour des grillades. Le rio Esti s'écoule à cet endroit dans un canyon sur une 100aine de mètres. Les larges pierres plates qui bordent le canyon en font des plongeoirs pour les nageurs du coin. Arrivés à Boquete, nous retrouvons pour la 1ere fois depuis le Guatemala, une population indigène, arborant des tenues traditionnelles très colorées. Le district de Boquete est connu pour avoir un climat tempéré, contrairement à la plus grande partie du pays, car il se trouve dans la Cordillère Centrale. Cette situation particulière : une vallée entourée par des montagnes, en fit un refuge des indiens Ngöbe au temps de la colonisation espagnole. Ils représentent 10 % de la population et se divisent en 7 groupes à travers le pays : les Ngöbe, Bugle, Kuna, Embera, Wounan, Bribri et Naso. Pendant la saison des récoltes de café, les membres de la tribu quittent leur village pour venir y travailler. Alors que nous cherchons l'entrée du parc du volcan Baru, nous montons dans la brume sur une petite route bordée d'immenses champs de légumes mais aussi de caféiers. Nous y croiserons de nombreux indigènes vivants dans des baraquements de bois ... mais nous ne trouverons jamais l'entrée du parc ! Pas grave, ce petit détour nous aura ravi par le paysage. Le village en lui même ne nous a pas séduit. Après une nuit sur les hauteurs, au niveau de la police touristique, nous quittons la montagne pour la plage. Un arrêt à David nous permettra de faire le plein de gaz avant de rejoindre la cote pacifique. Las Lajas est une très large plage de sable noir. Il n'y a pas grand chose : tout semble un peu a l'abandon ou en attente de la haute saison. Nous trouverons une sorte de camping : des cabanas posées face a la mer à 6$/j. Pas de bivouac sauvage, on en profite donc pour s'installer un peu. Nous resterons 4 jours dans ce bel endroit au gré de la marée à observer quelques souffles de baleines au loin mais aussi de superbes sauts a quelques centaines de mètre du bord ! Le week-end, toutes les cabanas sont remplies : les familles panaméennes viennent pour festoyer, musique a gogo, alcool aussi ... même avec les enfants et les bébés dans les jambes ! On sympathisera avec nos voisins qui insistent pour nous faire gouter leur soupe traditionnelle à 15h sous le soleil... Les enfants jouent sur cette belle plage pleines de coquillages et se fabriquent des bateaux avec des restes de bouée, ils profitent de cette étendue rien que pour eux. Alors que toutes ces familles quittent les lieux, nous voyons arriver un énorme camion, un camping car allemand bien loin de notre standard : 15 tonnes ! Un monstre hébergeant un couple très sympa : Rudi et Rita. Nous échangeront sur la suite du voyage notamment pour le passage vers la Colombie que nous ferons au même moment. En quittant Las Lajas, nous prendrons la route vers Panama avec un arrêt pour bivouaquer à Penomone au bord de la rivière plutôt déchaînée suite a de grosses pluies : nous la verrons monter de prés de 2m en moins d'une heure ! Dernière arrêt avant Panama City et nos futures démarches administratives : Punta Chame. Il s'agit d'une superbe pointe de sable blanc. On peut même au loin voir se dresser les immenses building de Panama City ... mais tout cela, je ne le verrai qu'en photo : en descendant du CC, je me tord la cheville. Me voila par terre avec la cheville qui doublera de volume dans les heures suivantes... Pas de casse à priori mais l'immobilisation n'est pas chose facile avec les enfants, la chaleur et la capucine ! Nous profitons d'être un peu bloqués ici pour planifier notre voyage vers Carthagène car dans malchance, il y a chance : nous avons un wifi accessible du CC. Le véhicule part en cargo mais pour nous ? Plusieurs options : avion, voilier, lanchas rapides et bus... Que choisirons nous ? A suivre !